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le gisant

L'Eglise St MARTIN

Si l'élise Saint-Martin d'Huriel fut une collégiale, ainsi que l'avance Achille Allier (2), dont les Brosse, seigneurs d'Huriel, furent les protecteurs, sans doute était-elle:

D'abord une dépendance de Déols, car la bulle d'Innocent III, que nous avons citée, mentionne les églises d'Huriel comme dépendant de l'abbaye de Déols. Elle devint collégiale é une époque inconnue, mais le pouillé de Bourges (l) de 1772 (2) ne la mentionne plus sous ce titre.

Aujourd'hui, il ne reste rien de l'édifice. Cependant, le souvenir demeure d'un mausolée qu'il contenait et dont quelques fragments informes sont conservés au Musée de Moulins.

Ce tombeau fut érigé par Pierre II de Brosse en 1416 pour étre sa sépulture,et celle de son frére Louis, mort é Génes en 1390, et de plusieurs autres membres de sa fa­mille. Le tombeau était abrité sous un enfeu de style flamboyant, surmonté d'une Pieté qu'assistaient deux anges a genoux. Il semble que le soubassement ait été également sculpté de personnages ; enfin, l'ensemble était décoré des écussons de Pierre I1 et des alliés de sa famille. Ce qui est é noter, et ce que M. Charles Barbarin a révélé, c'est que l'auteur du tombeau avait signé son oeuvre «Philippe Colombe» é la suite d'une inscription (9_). Ce méme Philippe Colombe était également l'auteur l'un saint Martin qui était placé sur l'autel et qui a suivi, le Musée de Moulins, les débris du mausolée.

Charles Barbarin a des raisons pour croire que Philippe Colombe était parent du célébre Michel Colombe.

Le tombeau de La FAMILLE DES BROSSES

De ce tombeau, détruit é la Révolution, il ne reste rien, qu’un dessin et la statue de saint Martin du maétre-autel, présentée au musée de Moulins oeuvre de Michel Colombe qui serait né vers 1430 é Bourges oé son pére, Philippe Colombe, était tombier, c’esté- dire un spécialiste du monument funéraire.
Il avait une certaine réputation puisque le maréchal Jean 1er de Brosse, seigneur de Sainte-Sévére, Boussac et Huriel, chambellan du roi et fidéle compagnon de Jeanne d’Arc, lui demanda d’exécuter son tombeau dans l’église Saint-Martin d’Huriel, oé était la nécropole de la famille de Brosse.

s Ce travail avait été terminé en 1416. Aprés le décés du maréchal Jean 1er de Brosse, Philippe Colombe fut chargé de graver l’épithaphe é laquelle il ajouta : « Fait par Philippe Colombe Source (les Amis de montluéon lettre 121-oct2008 http://www.amis-de-montlucon.com/.

La ville Huriel

La ville d'Huriel reprend au XIXéme siécle les armoiries de la famille de Brosse (1265-1514) dans son blason : « d'azur é trois brosses ou gerbes de blé d'or, liées de gueules ».
Cette famille est restée dans la mémoire populaire comme la plus célébre des maisons seigneuriales huriéloises.Le fait s'explique par la valeur et le renom militaires de certains de ses membres ainsi que la présence jusqu'é la Révolution de leur mausolée familial dans l'ancienne église collégiale Saint Martin d'Huriel, aujourd'hui disparue. On peut toujours voir au musée l'unique vestige de cette nécropole : le gisant de Pierre Ier de Brosse, seigneur d'Huriel.
Parmi les membres de cette illustre famille, nous citerons:
Roger de Brosse : chevalier valeureux, il participa é la Croisade de 1248 (sous Saint Louis).L'un de ses fils, Guillaume fét évéque de Meaux, du Puy, de Bourges (dont il consacra la cathédrale en 1334).
Jean Ier de Brosse : il s'illustra dans la carriére des armes sous les ordres de Jeanne d’Arc. Il était présent au sacre de Charles VII é Reims en 1429 et aux cétés de Jeanne d’Arc quand celle-ci fut faite prisonniére.
Jean II de Brosse : homme de guerre comme son pére, il s'illustra en Normandie aux diverses batailles et siéges qui marquérent la fin de la guerre de cent ans

Histoire du Bourbonnais HURIEL et lesBourbons

Par Simon Coiffier de Moret

Parmi les terres titrées du Bourbonnais ? Huriel tenait un rang distingué ; elle avait été la propriété et son chéteau le séjour d'une famille puissante et illustre , la famille de Brosse, qui a donné un maréchal de France, des comtes de Penthiévre, et un duc d'Estampes ; cette famille possédait 3 dans le voisinage, Boussac , Sainte-Sévére, dont un ancien seigneur osa se révolter contre Louis- lé - Gros, qui vint en personne lui faire la guerre. Parmi les nombreuses terres de la famille de Brosse , il paraét qu'Huriel fut distinguée, et que trois ou quatre générations y habitérent et y choisirent leur sépulture. C'est é ces seigneurs sans doute que la ville dut son existence , elle n'était séparée du chéteau que par des jardins ; le chéteau n'a jamais été bien beau, méme dans les temps gothiques; mais entouré de larges fosses pleins d'eau , il passait pour étre fort. Entre la ville et le chéteau, les seigneurs avaient fait bétir l'église de Saint-Martin , oé ils avaient fondé une collégiale , ayant onze chanoines et un doyen ; c'est lé oé se trouvait leur sépulture ; elle n'a pas été é l'abri des outrages révolutionnaires. Cependant le dessin de leurs tombeaux a été conservé ; et je vais ici , comme une légére expiation , consacrer leurs épitaphes , telles qu'elles étaient en l'église de Saint-Martin.« Ci sont ceux du nom de Brosse , qui « sont enterrés en cette sépulture, seigneurs « de Sainte-Sévére, de Boussac, de la Ferreuse « et de Huriel ;le premier qui fut mis, fut « messire Pierre de Brosse, qui y élut sa « sépulture ; lequel messire Pierre fut fils de « messire Rogier de Brosse , seigneur des dits « lieux sus dits , et. de Madame Marguerite « Déofs , fille de Hesbe de Déols, neveu du « prince de Déols , et est le dit messire Rogier « enterré en l'abbaye de Prabenoit, et fut « frére mayué de messire Hugues de Brosse, « vicomte , et n'eut ledit messire Hugues nuls « héritiers méles , fors qu'une fille , qui fut « mariée é messire Guy de Chauvigny , « seigneur du dit Chauvigny, et seigneur de « Chéteauroux , et pour cette cause est le( i ) M. Dufour , artiste zélé pour la gloire de son pays, a dessiné ces monuments ainsi que beaucoup d'autres du Bourbonnais , et eu a conservé ainsi au moins le souvenir.
Et parce que ledit messire Louis de Brosse, « trépassa é Gennes, ne laissa aucun héritier « de son corps, lui succéda en toutes ses terres, « messire Pierre de Brosse , son frére de pére « et mére , marié le présent seigneur de « Sainte-Sévére et des autres lieux ci-dessus « nommés, lequel a é femme Madame Marguérite de Malleval, dame du dit lieu de « Malleval, de laquelle il a Jean de Brosse, « leur fils. »« Antoine , Blanche et Catherine , leurs « filles , qui étaient vives en bon point, quand « ce présent écrit fut fait, lequel écrit messire « Pierre fit faire. »« Et était ce messire Pierre de Brosse « au LXTe. an de son ége ; Dieu lui veuille « faire pardon. »« Item, sont enterrés .en cette sépulture » « plusieurs des enfans, fils, Miles des seigneurs « dessus dits , é qui et é tous autres , Dieu « fasse pardon et merci. »« Et trépassa ledit messire Pierre , et fut « mis en cette sépulture , l'an 1422 , le 28e. « jour de juillet. »De Brossia nati sunt Me multi tumulatl Progenies clara Paradisi Julget in ara.La terre d'Huriel, aprés avoir passé é lé famille des Hurault, a élé possédée par celte dejeanhot de Bartillat. La ville a maintenant environ mille habitans ; elle est située sur un petit ruisseau appelé Magieure , é une forte lieue du Cher , et deux lieues nord-est de Montlucon; c'est le chef-lieu d'une des justices de paix de cet arrondissement

epitapphe

BIBLIOGRAPHIE

CONGRES ARCHEOLOGIQUE DE FRANCE 1938-Désciption du a Mr DESHOUILLIERES. Allier (Achille), L'ancien Bourbon­tais; t. II : Voyage pittoresque. - Bourguignon (G.), monographie du canton d'Huriel (Allier), Montluéon, 895. - Clément (J.), L'église d'Huriel, dans Revue bourbonnaise, IlI, 1886 - M. Génermont et Pradel, Les églises de France. Allier. Paris, 1938.(1) /Bull. de la Soc. nationale des Antiquaires (le France, 1922, . 296 .On y voit Pierre de Brosse couché en gisant sur une dalle portée par un soubassement, et représenté en chevalier, la téte reposant sur un coussin .(2) Achille Allier, L'ancien Bourbonnais ; t. II : Voyage pitto­resque, p. 382. - Nous ne saurions, cependant, suivre cet auteur lorsqu'il avance que le chapitre de Saint-Martin daterait de l'on­ziéme siécle, et nous en donnons la raison.